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Carcassonne suspend quatre policiers municipaux après des propos racistes et sexistes dans une vidéo
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Le Figaro Actualités56 minutes agoCrime2 min readFrance

Carcassonne suspend quatre policiers municipaux après des propos racistes et sexistes dans une vidéo

Quick Look

  • Le parquet de Carcassonne a ordonné la suspension de quatre policiers municipaux après la diffusion d'une vidéo montrant des propos racistes, sexistes et complotistes tenus lors d'une patrouille en novembre 2025.
  • Une enquête judiciaire et administrative est en cours, tandis que le ministre de l'Intérieur a demandé un contrôle de la police municipale par l'IGA.

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Why It Matters

Une plainte avait été déposée le 31 décembre 2025 par le chef de patrouille de la police municipale auprès de la gendarmerie de Trèbes pour atteinte à l'intimité de la vie privée, liée à l'enregistrement accidentel de ses propos le 5 novembre 2025. La mairie avait déclenché une enquête administrative le 23 décembre 2025.

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Le parquet de Carcassonne a ordonné mercredi la suspension des quatre policiers municipaux de la ville mis en cause dans une vidéo enregistrée en patrouille en novembre 2025, où certains d'entre eux tiennent des propos racistes, sexistes et complotistes. «Ils roulent vite, ces bougnes, hein? Hier, ils étaient sur un chameau, aujourd'hui une voiture...», déclare notamment l'un des agents, qui prend le plus souvent la parole sur la vidéo accidentellement captée par la caméra piéton d'un des policiers, dont des extraits ont été rendus publics mardi soir par le journal Midi Libre.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a ordonné un «contrôle de la police municipale de Carcassonne par l'inspection générale de l'administration (IGA)». Le parquet indique dans un communiqué mettre «en œuvre les dispositions des articles (...) permettant de suspendre puis de retirer les agréments des policiers municipaux en cause qui ne respectent pas les conditions d'honorabilité attachées à leurs missions».

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Une enquête a également été ouverte il y a plusieurs mois par le parquet de Carcassonne. Celle-ci est partie d'une plainte déposée le 31 décembre 2025 par le chef de patrouille de la police municipale auprès de la gendarmerie de Trèbes (Aude) pour «atteinte à l'intimité de la vie privée». Ce dernier s'est indigné de la «mauvaise manipulation d'une caméra piéton» ayant conduit à l'enregistrement «à son insu le 5 novembre 2025 des propos tenus dans le véhicule (...) à bord duquel il se trouvait accompagné de trois de ses collègues».

«Bicots», «bougnoules», «nègres», «singes», «connasses», «gauche de merde»: «l'exploitation de la bande-son se révélait complexe», affirme la procureure de Carcassonne Géraldine Labialle. Ont été mis en exergue «des faits nouveaux susceptibles de revêtir la qualification de diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance (...) à une ethnie (...), à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle», précise la procureure. Cette enquête du parquet est toujours en cours, des témoins restant à entendre. Ce dernier confirme par ailleurs que la mairie de Carcassonne a déclenché une enquête administrative le 23 décembre 2025 dont les conclusions ne «sont toujours pas parvenues».

«On ne peut pas tolérer ça»

Ces propos ont suscité une vague de réactions indignées. La ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a dénoncé mercredi sur RMC des propos «absolument inacceptables», qui constituent selon elle un «délit», et a regretté «une libération de la parole raciste».

Le policier qui prend le plus souvent la parole dans la vidéo, filmée en novembre 2025, a participé au service d'ordre d'un déplacement en février à Carcassonne du président du parti nationaliste, Jordan Bardella, selon des photos de l'AFP. «On ne peut pas tolérer ça», a réagi Louis Aliot, maire RN de Perpignan et vice-président du parti.

Dans un communiqué, la direction du RN a «condamné avec la plus grande fermeté les propos tenus, pénalement répréhensibles, qui vont à l'encontre des valeurs portées par notre mouvement» et a affirmé avoir «immédiatement procédé à sa radiation des effectifs du service d'ordre ainsi qu'à son exclusion du Rassemblement National».

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What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • L'inspection générale de l'administration (IGA) rendra ses conclusions sur la police municipale de Carcassonne dans les prochains mois.

    Likely · Within months

  • Le parquet de Carcassonne poursuivra son enquête et pourrait engager des poursuites pénales pour diffamation ou autres délits liés aux propos tenus.

    Possible · Within months

Open Questions

  • Quelles seront les sanctions définitives contre les policiers mis en cause ?
  • L'enquête administrative de la mairie aboutira-t-elle à des mesures complémentaires ?
  • Y aura-t-il des poursuites pénales pour diffamation ou autres délits ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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