Des policiers municipaux de Carcassonne suspendus après des propos racistes et sexistes dans une vidéo
Quick Look
- Une vidéo datant de novembre 2025 montre des policiers municipaux de Carcassonne tenant des propos racistes, sexistes et complotistes, diffusée par Midi Libre.
- Le parquet a ordonné leur suspension et ouvert une enquête.
- La ministre Aurore Bergé a dénoncé des propos «absolument inacceptables», tandis que le RN a exclu l'agent le plus visible du service d'ordre.
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Why It Matters
Une vidéo filmée en novembre 2025 par la caméra piéton d'un policier municipal de Carcassonne a montré des agents tenant des propos racistes, sexistes et complotistes. La vidéo a été rendue publique par Midi Libre mardi soir, entraînant une enquête du parquet et des réactions politiques.
Une vidéo de novembre 2025 dans laquelle des policiers municipaux de Carcassonne tiennent des propos racistes, sexistes et complotistes, a été diffusée par le journal Midi Libre, et le parquet a ordonné mercredi la suspension des policiers municipaux en cause. «Ils roulent vite, ces bougnes, hein? Hier, ils étaient sur un chameau, aujourd'hui une voiture...», déclare notamment l'un des agents, qui prend le plus souvent la parole sur la vidéo accidentellement captée par la caméra piéton d'un des policiers, dont des extraits ont été rendus publics mardi soir.
Le parquet de Carcassonne a indiqué mercredi avoir déjà ouvert une enquête, sans préciser la date. Les propos tenus dans la vidéo suscitent une vague de réactions indignées. La ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a dénoncé mercredi sur RMC des propos «absolument inacceptables», qui constituent selon elle un «délit», et a regretté «une libération de la parole raciste».
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«On ne peut pas tolérer ça»
Le policier qui prend le plus souvent la parole dans la vidéo, filmée en novembre 2025, a participé au service d'ordre d'un déplacement en février à Carcassonne du président du parti nationaliste, Jordan Bardella, selon des photos de l'AFP. «On ne peut pas tolérer ça», a réagi auprès de l'AFP Louis Aliot, maire RN de Perpignan et vice-président du parti.
Dans un communiqué, la direction du RN a «condamné avec la plus grande fermeté les propos tenus, pénalement répréhensibles, qui vont à l’encontre des valeurs portées par notre mouvement» et a affirmé avoir «immédiatement procédé à sa radiation des effectifs du service d’ordre ainsi qu’à son exclusion du Rassemblement National».
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le parquet de Carcassonne poursuivra son enquête et pourrait placer les policiers en garde à vue ou les déférer devant la justice.
Likely · Within weeks
Le policier le plus visible dans la vidéo fera l'objet d'une procédure disciplinaire interne pouvant mener à son licenciement.
Very likely · Within days
Open Questions
- Quelles sanctions disciplinaires ou pénales seront prises contre les policiers concernés ?
- La vidéo complète sera-t-elle rendue publique ?
- Y a-t-il eu d'autres incidents similaires impliquant la police municipale de Carcassonne ?



