Consommation des ménages en recul de 0,4% en août selon l'Insee
Après une hausse de 0,5% en juillet, la consommation des ménages en biens a diminué en août, marquée par la baisse de l'énergie et de l'alimentation.
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La consommation des ménages français en biens a reculé de 0,4% en août après une hausse de 0,5% en juillet, pénalisée notamment par la baisse de l'énergie et des produits alimentaires, selon l'Insee.
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Why It Matters
La consommation des ménages est marquée par les chocs successifs, l'inflation et les crises internationales.
Après une hausse de 0,5% en juillet, la consommation des ménages est en recul de 0,4% en août, selon les chiffres publiés ce mercredi par l’Insee. Ces dépenses en biens, directement supportées par les ménages, se répartissent en trois catégories principales : l’alimentation, l’énergie (gaz, produits pétroliers, électricité...) et les autres biens manufacturés (textile, ameublement, informatique, automobile...). Dans le détail, la consommation d’énergie est en nette baisse (-2,3%), ainsi que celle de produits alimentaires (-0,4%). En revanche, la consommation de biens fabriqués progresse légèrement (+0,3%) en août.
La consommation des ménages recule en août
Mesurée en volume, la consommation des ménages n’avait pas renoué avec son rythme d’avant-crise. Alors qu’elle augmentait en moyenne de 2,2% chaque année du début des années 2000 jusqu’à la crise de 2008, sa croissance s’est limitée à 0,9% par an depuis. Après un regain entre 2015 et 2019, la dynamique a été brutalement interrompue par la crise du Covid-19.
Depuis, les chocs successifs ont rendu les ménages beaucoup plus prudents. En 2021, la consommation était encore perturbée par la crise sanitaire, alternant entre restrictions et reprises de l’activité. L’inflation et les différents conflits (Ukraine, Moyen-Orient) fragilisent de nouveau les dépenses des ménages ces dernières années.
Une mauvaise nouvelle pour la croissance ?
La consommation reste donc loin de son rôle traditionnel de moteur de la croissance. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, publiée en juin, la consommation des ménages restait en effet «en panne», Sur l’ensemble de l’année 2026, elle ne progresserait que très légèrement, à hauteur de +0,2%. Au deuxième trimestre 2026, face à une nette baisse du pouvoir d’achat (prévue à -0,7%), rappelle l’Institut, les enquêtes de conjoncture font état de la grande morosité des ménages.
Les craintes sur le pouvoir d’achat persistent
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- Quelles seront les tendances de consommation pour le dernier trimestre ?





