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Les élections sénatoriales renouvellent la moitié des 348 sièges du Sénat tous les trois ans. Le scrutin du 27 septembre 2023 était le dernier avant l'élection présidentielle du printemps 2027. Depuis 2014, la droite et le centre droit détiennent une majorité au Sénat.
La stabilité demeure au Sénat. A l'occasion des élections sénatoriales, dimanche 27 septembre, 178 des 348 sièges du palais du Luxembourg étaient remis en jeu dans le cadre du renouvellement par moitié de la chambre haute tous les trois ans. Sans surprise, à l'issue des résultats quasi définitifs – ils le seront lundi matin après les derniers dépouillements dans certains départements d'outre-mer –, la droite et le centre droit vont conserver la nette majorité dont ils disposent depuis 2014, avec les groupes Les Républicains et Union centriste.
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Le Rassemblement national s'affiche toutefois comme l'un des gagnants de la soirée électorale, avec la constitution du premier groupe de son histoire au Sénat. La France insoumise, elle, s'invite pour la première fois au sein de cet hémicycle, alors que la gauche reste plutôt stable. Franceinfo revient sur les principaux enseignements de ce scrutin, le dernier avant l'élection présidentielle du printemps 2027.
Les Républicains perdent un peu de terrain, mais conservent une nette majorité avec l'Union centriste
Gérard Larcher peut être serein : le président du Sénat, candidat à sa succession après ce scrutin, peut compter sur le maintien d'une solide majorité de droite et de centre droit pour lui permettre de rester au plateau, l'équivalent sénatorial du perchoir à l'Assemblée nationale. Premier groupe au Sénat, Les Républicains disposaient de 131 sièges, dont 77 étaient remis en jeu lors de ce scrutin. Ils enregistrent plusieurs pertes, notamment en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec la percée de l'Union des droites pour la République, le parti d'Eric Ciotti. Plusieurs cadres de la majorité sénatoriale ont cependant été réélus, comme Bruno Retailleau, candidat LR à l'élection présidentielle, en Vendée, ou Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat, en Ardèche.
Le groupe Union centriste, qui émane de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) et comptait 59 élus, avait quant à lui pour ambition de progresser en dépassant la barre des 60 sièges. Il faudra attendre la constitution officielle des groupes, dans les prochains jours, pour savoir si le pari est réussi.
Le Rassemblement national atteint son objectif de constituer un groupe
C'était l'un des principaux enjeux de ces sénatoriales : à sept mois d'une élection présidentielle qu'il veut remporter, le Rassemblement national allait-il glaner au moins dix sièges et ainsi créer un groupe parlementaire ? L'objectif est réussi pour le parti à la flamme, et Marine Le Pen a salué sur X "une victoire historique" et "une percée générale". Avant le scrutin, le RN disposait de trois sénateurs. Il envoie, avec ses alliés ciottistes, onze nouveaux élus à la chambre haute, dont deux dans les Bouches-du-Rhône, deux dans le Var et deux dans les Alpes-Maritimes. La députée et vice-présidente du RN, Edwige Diaz, a été élue en Gironde.
Ce succès s'explique notamment par la progression du parti d'extrême droite dans les villes moyennes lors des élections municipales de mars. "Notre groupe au Sénat portera la voix des territoires oubliés, de la ruralité, et des maires trop souvent éloignés des grandes décisions prises à Paris", a écrit le président du parti, Jordan Bardella, sur X, avant la publication des résultats définitifs.
Le Parti socialiste reste stable, quelques pertes pour Les Ecologistes
Le Parti socialiste (64 sièges avant le scrutin) a perdu quelques plumes, dans la Creuse par exemple, mais a obtenu quelques gains, dans le Doubs et l'Hérault notamment. Les décomptes définitifs, attendus lundi, diront si le PS reste ou non la deuxième force du Sénat devant l'Union centriste. Quant aux Ecologistes (16 sièges), ils ont perdu un siège en Gironde et en Alsace, conséquence logique de la bascule de Bordeaux et Strasbourg aux municipales.
LFI fait son entrée au Sénat
AI outlook — possibilities, not facts
Le Rassemblement national cherchera à renforcer sa présence au Sénat lors des prochaines élections sénatoriales en 2026
Likely · Within years
La France insoumise tentera de devenir la deuxième force de gauche au Sénat devant le Parti socialiste lors des prochains renouvellements
Possible · Within years

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