
À l'approche du lancement de la facturation électronique obligatoire le 1er septembre, les chefs d'entreprise expriment leurs craintes concernant la sécurité des données sensibles.
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La France impose la facturation électronique obligatoire à partir du 1er septembre. Cette mesure intervient après une cyberattaque visant la Direction générale des finances publiques (DGFiP).
Les patrons s'interrogent. Le mardi 1er septembre, la facturation électronique obligatoire sera lancée, juste après la polémique sur la cyberattaque massive survenue à la DGFiP, la direction générale des finances publiques. Concrètement, ce nouveau système de facturation implique qu'à terme, chaque facture émise ou reçue par une entreprise devra transiter sous format électronique, via des plateformes agréées par l'Etat, qui les transféreront à l'administration fiscale.
Dans ce contexte, les entrepreneurs craignent toutefois que certaines de leurs données sensibles ne soient aspirées par des hackers. L'inquiétude grandit notamment pour les dirigeants de petites entreprises. Un piratage de leurs données pourrait révéler des informations sensibles, comme leurs marges.
"On pourrait conclure des choses très précises"
Guillaume Géraud est patron d'une société qui emploie une vingtaine de personnes et il craint surtout une cyberattaque majeure de ce nouveau système. "Avec une telle quantité de données centralisées au même endroit, on pourrait conclure des choses très précises sur les habitudes des entreprises françaises, ce qu'elles achètent, à qui elles vendent…", estime-t-il.
"Taper au bon endroit, sur l'échelle d'approvisionnement des entreprises françaises par exemple, pourrait causer des désastres dans le tissu économique français."
Du côté de l'organisation patronale "Les Entrepreneurs", anciennement la CPME, on tente de rassurer. Le logiciel, côté services fiscaux, a été développé récemment "avec des normes et des socles techniques qui sont récents et solides", explique Franck Bataille, en charge de la cybersécurité.
Il poursuit : "Je ne crois pas qu'on puisse comparer le système d'information qui est utilisé pour la facturation électronique avec celui qui était utilisé pour d'autres services de la DGFiP qui ont peut-être fait l'objet de ces violations". C'est en tout cas ce qu'assurent les services fiscaux. Selon leur directrice générale, il n'existe aucun lien entre le système piraté par le hacker fin juin et les circuits dédiés à la facturation électronique.
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Lancement de la facturation électronique obligatoire le 1er septembre.
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