Grève au BHV Marais : les salariés réclament transparence et paiement de leurs avantages sociaux
L'intersyndicale appelle à un rassemblement vendredi pour dénoncer des retards de cotisations et de subventions, alors que la direction conteste les soupçons de cessation de paiements.
Quick Look
- Les syndicats du BHV Marais appellent à la grève ce vendredi pour exiger la transparence financière et le versement d'avantages sociaux impayés.
- L'inspection du travail a signalé l'établissement à la justice pour une possible cessation de paiements.
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Why It Matters
Le BHV Marais fait face à des difficultés financières et à une restructuration sous la direction de la SGM. L'inspection du travail a signalé l'entreprise à la justice pour des impayés présumés.
Les salariés du BHV Marais sont appelés à la grève vendredi après-midi pour défendre leurs avantages sociaux et réclamer une «transparence totale sur la trésorerie» du grand magasin parisien, a annoncé mardi leur intersyndicale.
«On nous prend pour des jambons», clame le tract distribué mardi par les syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, SUD Solidaires) de l'emblématique Bazar de l'Hôtel de Ville, déserté depuis des mois par les marques en raison d'impayés et/ou d'un partenariat controversé avec le géant asiatique Shein.
L'inspection du travail suspecte l'établissement - repris à perte en juin par certains de ses dirigeants à la SGM de Frédéric Merlin -, d'être en cessation de paiements et l'a signalé à la justice, selon le parquet de Paris, ce que la direction conteste. En attendant, la situation pèse sur les salariés, selon l'intersyndicale, inquiète pour leur mutuelle collective, menacée de «suspension». «Nos cotisations sont retirées de nos salaires, mais l'entreprise ne les reverse pas à l'assureur depuis le dernier trimestre 2025», s'indigne-t-elle.
Un retard qui met de l’huile sur le feu
Également dans son viseur, les «retards» concernant les titres-restaurant ou les subventions pour les activités sociales et culturelles, ainsi que l'abondement d'un plan d'épargne salariale. «Prélever l'argent des salariés» et «ne pas reverser les sommes dues», c'est «inacceptable !», martèle le tract, appelant à un rassemblement vendredi 11 septembre à 15 heures devant les locaux du BHV, à proximité de la mairie de Paris.
Contactée par l'AFP, la direction du BHV assure que ces questions seront réglées «dans la semaine» pour les titres-restaurant et la mutuelle, et dans les «prochaines» pour les autres. En juillet, elle a dévoilé un plan de relance que doit matérialiser jeudi la réouverture intégrale du rez-de-chaussée à l'occasion de la foire du design «Paris Design Week». En outre, «plus de 40 marques préparent leur implantation ou leur retour, dont Habitat, Flamant, France Canapé et Le Tanneur», souligne-t-elle.
Dans une note de rentrée interne, consultée par l'AFP, le patron Karl-Stéphane Cottendin a toutefois souligné que «la vitesse et la solidité» de la relance du BHV dépendaient du versement d'indemnités, de «près de 23 millions» d'euros, par son bailleur, le fonds canadien Brookfield, en échange de la libération de la moitié des surfaces du bâtiment. Mais Brookfield, pour qui l'ensemble des conditions associées à ces indemnités ne sont pas remplies, «n'est pas notre employeur», a répondu dans un autre tract l'intersyndicale, qui espère interpeller les pouvoirs publics sur le sort de quelque 700 salariés.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Rassemblement des salariés devant le BHV le 11 septembre.
Very likely · Within days
Open Questions
- La direction parviendra-t-elle à régulariser les paiements cette semaine ?
- Quelle sera l'issue du litige avec le fonds Brookfield ?




