
2,6 millions de Français supplémentaires ont basculé vers les niveaux les plus élevés d'éco-anxiété entre 2024 et 2026
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L'Obseca, premier observatoire français de l'éco-anxiété, a publié des données jeudi 3 septembre montrant une hausse de l'éco-anxiété en France entre 2024 et 2026, avec 2,6 millions de Français supplémentaires basculant vers les niveaux d'intensité les plus élevés.
A la sortie d'un été hors norme, l'éco-anxiété enregistre une forte hausse chez les Français. C'est ce que montrent les chiffres publiés, jeudi 3 septembre, par l'Obseca, le premier observatoire français de l'éco-anxiété, et consultés par France Télévisions. Entre 2024 et 2026, d'après l'étude, 2,6 millions de Français ont basculé "dans les classes d'intensité d'éco-anxiété les plus élevées", c'est-à-dire se déclarant "moyennement éco-anxieux" et "fortement éco-anxieux". Au total, le nombre de personnes se retrouvant dans ces deux catégories s'élève à 15,1 millions en 2026, contre 12,5 millions en 2024, soit une augmentation de 20%.
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L'éco-anxiété affecte toute la population hexagonale. Les écarts entre régions ont été gommés en 2026 alors que les habitants de la région parisienne affichaient, en 2024, une éco-anxiété "significativement supérieure" aux régions qui étaient alors les moins concernées (Nord-Est et Sud-Ouest), écrit l'Obseca.
La différence hommes-femmes sur le score global d'éco-anxiété s'est aussi effacée en deux ans. Toutefois, les hommes restent "nettement sur-représentés" parmi les cas les plus sévères : 54% des personnes "très fortement éco-anxieux" et 70% "en risque psychopathologique" sont des hommes.
Les jeunes sont les plus concernés
L'éco-anxiété affecte également toutes les catégories socioprofessionnelles. Les plus touchés sont les cadres supérieurs (31% de "fortement" et "très fortement éco-anxieux"). A l'autre bout du spectre, les retraités sont les moins concernés, avec, dans l'échantillon de personnes interrogées, 0% de "fortement" et "très fortement éco-anxieux". D'après l'Obseca, c'est la tranche des 15-24 ans qui est la plus éco-anxieuse. Et elle l'est "significativement plus" que celle des 35-64 ans, note l'observatoire.
"J'ai aussi bien des jeunes de 25 ans que des grands-mères de 60 ans. Ce n'est pas une peur irrationnelle. On ne peut pas supprimer le dérèglement climatique pour soigner les éco-anxieux. C'est le vrai problème, a expliqué à France Télévisions, en août, Pierre-Eric Sutter, psychologue et fondateur de l'Observatoire de l'éco-anxiété.
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