
Le syndicat national des médecins ophtalmologistes (Snof) demande un encadrement plus strict des prescriptions de lunettes ou lentilles obtenues après un simple passage chez l'opticien, sans rendez-vous médical, dénonçant un risque de sous-détection du glaucome et un contournement des exigences médicales et déontologiques.
AI-generated summary
Des sociétés proposent aux opticiens de fournir des prescriptions de lunettes ou lentilles en quelques heures, basées sur un examen visuel réalisé par l'opticien et validé à distance par un médecin ophtalmologiste sans contact direct avec le patient.
Le syndicat national des médecins ophtalmologistes (Snof) réclame un encadrement plus strict des prescriptions de lunettes ou lentilles obtenues après un simple passage chez l'opticien, sans rendez-vous médical. Ces «pratiques» sont «susceptibles de s'affranchir des exigences médicales et déontologiques indispensables à la sécurité des patients», indique le syndicat dans un communiqué.
«Les autorités doivent s'emparer de la téléexpertise optique», la procédure utilisée par les opticiens pour fournir les ordonnances à leurs clients, «pour poser un cadre clair, garantissant à la fois son développement et la sécurité des patients», indique le docteur Vincent Dedes, le président du Snof cité dans le communiqué. Depuis quelque temps, des sociétés proposent aux opticiens de fournir en quelques heures des prescriptions de lentilles ou de lunettes à leurs clients, sur la base d'un examen visuel fait par l'opticien lui-même dans son magasin.
Passer la publicité
Ces prescriptions sont faites à distance par un médecin ophtalmo travaillant pour ces sociétés, sur la base des données du contrôle visuel réalisé par l'opticien. Le médecin n'a aucun contact direct avec le patient. Ces sociétés revendiquent de lutter à leur façon contre la difficulté d'accéder à un médecin ophtalmologiste pour obtenir des lunettes ou des lentilles. Mais les téléexpertises réalisées de cette manière n'atteignent pas cet objectif, estime le Snof.
Risque de sous détection du glaucome
Selon le syndicat, qui s'appuie sur des données de facturation de l'assureur complémentaire Alan, ces prescriptions sont «majoritairement réalisées» pour des patients de grandes métropoles, et non de déserts médicaux. Le Snof souligne également le risque de voir émerger une sous-détection du glaucome, une pathologie que selon lui seul un rendez-vous avec un médecin ophtalmologiste peut permettre de détecter.

L'ANSM alerte sur les allégations infondées concernant les peptides, molécules vendues illégalement en ligne pour améliorer les performances sportives ou lutter contre le vieillissement, et annonce l'élargissement de leur interdiction de vente.

L'Anses publie un avis alertant sur les effets néfastes des horaires atypiques (travail le week-end, horaires longs ou décalés) sur la santé physique et mentale, ainsi que sur la vie sociale et familiale, concernant 55 à 75 % des actifs français selon l'agence.
Face à la hausse exponentielle du crack à Marseille, le projet Tempo unit associations, Médecins du Monde et l'AP-HM. Entre maraudes, nouveaux hébergements et réclamation de salles de consommation supervisée, les acteurs réclament une aide de l'État.
La réforme issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 encadre désormais la prescription des arrêts maladie avec des plafonds de 31 jours pour une première prescription et 62 jours pour un renouvellement, tout en permettant des dérogations justifiées par l'état de santé. Elle vise à renforcer le suivi des arrêts longue durée, qui représentent 7 % des arrêts mais 45 % des dépenses, sans modifier les règles de maintien de salaire.

À partir du 1er septembre, la durée d'un premier arrêt de travail ne pourra pas excéder un mois, avec des prolongations limitées à deux mois sauf exceptions. Cette mesure du budget de la Sécurité sociale vise à réduire les dépenses de l'Assurance maladie, qui s'élèvent à 18 milliards d'euros en 2025. Selon l'économiste Frédéric Bizard, cette mesure est du "bricolage" et ne changera rien à l'évolution des arrêts de travail, dont la hausse est liée à la morbidité croissante, aux affections de longue durée, à la santé mentale et à l'absence de santé publique en France.
Intermarché rappelle des paquets de saucisson sec en tranches de la marque Monique Ranou (100g) commercialisés entre le 11 et le 27 août en raison de la présence de salmonelle. Les consommateurs sont invités à ne pas consommer le produit et à le rapporter en magasin.