
Répondant aux accusations d'Emmanuel Macron, le député RN Jean-Philippe Tanguy a estimé que le chef de l'État était « entièrement responsable » de la situation.
Accusé par Emmanuel Macron d'avoir favorisé la « désinhibition du racisme », le Rassemblement national a rejeté la faute sur le président, l'accusant d'avoir laissé prospérer les idéologies haineuses en neuf ans de pouvoir.
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Emmanuel Macron avait accusé le RN et LFI de favoriser la désinhibition du racisme et de l'antisémitisme lors d'une interview.
Le Rassemblement national (RN), accusé par Emmanuel Macron d'avoir participé à une «désinhibition du racisme», a répondu jeudi par la voix de son député Jean-Philippe Tanguy que c'était le président, «très problématique», qui avait laissé prospérer «des idéologies haineuses».
«Monsieur Macron, c'est lui qui gère la France depuis neuf ans, c'est lui qui laisse prospérer des idéologies haineuses», a rétorqué sur TF1 ce proche de la candidate Marine Le Pen. «C'est sous son mandat que l'antisémitisme atteint malheureusement des records, que l'homophobie a atteint des records et que d'autres formes de haine atteignent des records. Donc il est entièrement responsable de la situation», a ajouté Jean-Philippe Tanguy.
Il a assuré qu'Emmanuel Macron «lui-même est quelqu'un de très problématique» et a «été beaucoup protégé par des gens qui avaient intérêt à son élection», sans préciser de qui il parlait. Le député a notamment cité une plaisanterie lancée par le président en 2017 à propos des kwassa-kwassa, bateaux utilisés pour transporter des migrants jusqu'à Mayotte.
Emmanuel Macron avait dénoncé dans une interview sur HugoDécrypte, mercredi, le rôle du RN dans une certaine «désinhibition du racisme», et celui de La France insoumise (LFI) pour la «désinhibition d'un antisémitisme». Le RN, et plus largement l'extrême droite, est accusé par ses détracteurs d'avoir alimenté un climat raciste dont l'attentat de Trappes la semaine dernière serait une des manifestations.

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