
Au lendemain de la mort d'Édouard Balladur à 97 ans, l'ancien Premier ministre Michel Barnier a rendu hommage à une figure de la droite sur France Inter.
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Édouard Balladur est décédé à l'âge de 97 ans. Ancien Premier ministre, il s'était notamment présenté à l'élection présidentielle de 1995.
"La dignité et le respect faisaient partie de son ADN", salue mardi 1er septembre sur France Inter l'ancien Premier ministre Michel Barnier, au lendemain de la mort d'Edouard Balladur, à l'âge de 97 ans.
Nommé ministre de l'Environnement en 1993 dans le gouvernement Balladur, Michel Barnier décrit l'ancienne figure de la droite comme un "homme d'État d'une grande rigueur intellectuelle", "très ponctuel". "Il était moins fait pour plaire et faire des campagnes et du populisme que pour gouverner", poursuit Michel Barnier, alors qu'Edouard Balladur s'était incliné face à Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle en 1995.
Rapidement dépassé dans les sondages, il s'inclinera au premier tour des élections avec un score de 18,58%, insuffisant pour contrer les 23,30% de Lionel Jospin et les 20,84% de Jacques Chirac. Une défaite dont la postérité retiendra une réplique culte : "Je vous demande de vous arrêter !" lâche ce soir-là un Edouard Balladur agacé par les sifflets de ses partisans à l'annonce des noms de l'affiche du second tour.
"Ne pas trop se fier aux sondages"
"C'est en effet une une leçon utile pour les mois qui viennent", souligne Michel Barnier. L'ancien Premier ministre, soutien de Bruno Retailleau (LR), recommande "à tous les candidats de ne pas trop se fier aux sondages". "Un sondage le 1ᵉʳ septembre, ne sera certainement pas le même sondage au mois de février ou mars", affirme Michel Barnier. Il appelle donc les candidats à garder leur "sang-froid", à "éviter les petites phrases, les polémiques, l'agressivité" alors qu'il plaide pour un rassemblement des candidats à droite en novembre. "Je soutiens [Bruno Retailleau] et je pense que pour gagner, il doit et il va rassembler. Il va élargir sa base et son discours", espère Michel Barnier.
"Je ne vois pas comment matériellement on peut organiser une primaire dans le temps assez bref qui est devant nous."
Michel Barnier
sur France Inter

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Bruno Retailleau (LR) qualifie de «démagogie» la proposition du RN d'interdire le voile islamique dans l'espace public via un référendum. Il juge cette mesure juridiquement inapplicable et préfère des restrictions ciblées, notamment dans le sport et à l'école.

Le ministre du Travail discute des économies budgétaires nécessaires pour redresser les comptes de la Sécurité sociale, confirmant l'indexation des minima sociaux sur l'inflation tout en évoquant une possible désindexation des pensions de retraite les plus élevées.

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