Un légionnaire colombien de la Légion étrangère s'échappe après avoir maîtrisé son ravisseur
Quick Look
Le légionnaire colombien José Olger Melo Charry, retenu en otage par des guérilleros en Colombie, a maîtrisé son gardien les mains liées, sauté dans une rivière et marché quatre jours dans les Andes avant d'atteindre un commissariat de police, selon une source militaire française.
AI-generated summary
Why It Matters
José Olger Melo Charry, caporal de la Légion étrangère en permission, était rentré en Colombie pour les vacances malgré l'interdiction du ministère français des Armées. Il a été enlevé le 6 août par un groupe dissident des Farc dans le département de Nariño, bastion du trafic de cocaïne.
Le soldat colombien de la Légion étrangère française retenu en otage par des guérilleros a maîtrisé un de ses ravisseurs avant de se jeter dans une rivière les mains liées, a détaillé à l'AFP mardi une source militaire de haut rang. Le jour de son évasion le 3 septembre, José Olger Melo Charry a demandé à être conduit à l'écart pour faire ses besoins, a-t-il raconté à l'armée colombienne. Une fois seul avec son gardien, il a maîtrisé celui-ci et lui a pris son fusil bien qu'il eût les mains entravées, a expliqué la source militaire à l'AFP.
Toujours les mains liées, le légionnaire de 35 ans a ensuite sauté dans une rivière, réussissant à prendre la fuite. Après avoir réussi à se défaire de ses liens, il a marché pendant quatre jours à travers une région des Andes colombiennes où opèrent des groupes armés impliqués dans le trafic de drogue, jusqu'à parvenir à un commissariat de police dimanche.
Passer la publicité
«Chaque fois qu'une moto passait, il se cachait» derrière des rochers ou grimpait dans les arbres, a indiqué le responsable militaire sous couvert d'anonymat. Dans sa déposition à l'armée, le légionnaire a raconté avoir pris un repas chez un paysan, craignant cependant d'être dénoncé aux guérilleros. Durant sa fuite, il a également réussi à contacter sa famille par téléphone. Celle-ci a informé les forces de l'ordre qu'il s'était évadé et marchait dans les montagnes. La source militaire a ajouté que le légionnaire était considéré comme un «gros poisson» par les guérilleros et qu'il est resté ligoté, pieds et mains liés, pendant la majeure partie de sa captivité.
Périple de quatre jours
Lundi, l'armée colombienne avait fait savoir que le légionnaire avait effectué un périple de quatre jours durant son évasion, mais n'avait pas livré de détails sur les conditions de celle-ci. Les autorités colombiennes avaient précisé que les ravisseurs n'ont jamais exigé de rançon.
José Olger Melo Charry, caporal de la Légion étrangère en permission, était rentré dans son pays pour les vacances. Il avait été enlevé le 6 août par un groupe dissident des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño (sud-ouest), bastion d'organisations impliquées dans le trafic de cocaïne et l'exploitation minière illégale. Selon le ministère français des Armées, le soldat n'avait pas été autorisé à se rendre en Colombie.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Les autorités colombiennes vont intensifier leurs opérations contre le groupe dissident des Farc responsable de l'enlèvement.
Likely · Within weeks
Le ministère français des Armées va rappeler à la Légion étrangère l'interdiction de se rendre dans des zones à risque comme la Colombie sans autorisation.
Very likely · Within days
Open Questions
- Pourquoi le légionnaire n'avait-il pas été autorisé à se rendre en Colombie selon le ministère français des Armées ?
- Quel est le statut actuel de l'enquête sur l'enlèvement par les autorités colombiennes et françaises ?
- Les guérilleros ont-ils subi des représailles après l'évasion du légionnaire ?


