
À l'approche de la visite du pape Léon XIV en France, des milliers de fidèles et bénévoles s'organisent pour assister aux célébrations à Paris, Lourdes et Metz.
À l'occasion de la visite apostolique du pape Léon XIV en France, de nombreux fidèles, familles et bénévoles s'organisent pour participer aux messes et événements prévus à Paris, Lourdes et Metz, témoignant d'un fort engouement populaire.
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Le pape Léon XIV effectue une visite apostolique en France, incluant des étapes à Paris, Lourdes et Metz. Cet événement mobilise des milliers de fidèles et nécessite une organisation logistique importante.
"On ne va pas beaucoup dormir." Claire et son mari s'apprêtent à passer une nuit dans un bus, depuis le Lot jusqu'à Lourdes (Hautes-Pyrénées), pour aller voir le pape Léon XIV. Avec leurs pique-niques dans le sac à dos, ils doivent embarquer en compagnie de leurs quatre enfants de 19, 16, 14 et 4 ans, samedi 26 septembre vers 23h15, pour une arrivée prévue à l'aube dimanche devant le sanctuaire du célèbre lieu de pèlerinage. Puis, après la messe, "on doit repartir vers 17 heures", ajoute la mère de famille.
"Tout le monde nous dit qu'on fait une belle folie en y allant, mais je crois que ça va être très drôle, poursuit-elle. Et puis, le pape ne vient pas tous les jours à Lourdes. C'est quelque chose d'exceptionnel qu'on ne voulait pas louper. On n'a pas souvent l'occasion de se rendre compte qu'on est nombreux, nous, les catholiques." A l'image de Claire, des milliers de Françaises et de Français se sont pliés en quatre pour assister à l'un des temps forts de cette visite apostolique, qui s'étale de vendredi à lundi, avec plusieurs étapes à Paris, Lourdes et Metz.
Anaïs, une mère de famille nantaise de 37 ans, a prévu de laisser ses trois enfants aux grands-parents pour accompagner, avec son mari, 17 jeunes âgés de 17 à 34 ans. "On part vendredi matin avec deux voitures et un camping-car et soit on va directement poser les valises à l'hôtel dans le 91 [Essonne], soit on se gare directement au Stade de France", détaille cette secrétaire paroissiale qui doit encore ajuster le programme.
Le groupe aimerait pouvoir se rendre sur le parcours de la papamobile, entre Notre-Dame-des-Champs et Notre-Dame de Paris, mais craint de manquer de temps avant le début de la veillée au Stade de France à Saint-Denis. "Ça fait plaisir de voir l'engouement de tous ces jeunes. Ils n'attendent que ça", se réjouit la bénévole. Le groupe d'Anaïs sera également sur les Champs-Elysées pour assister à la messe géante célébrée samedi par le pape place de la Concorde, "puis avec une partie des jeunes, on prendra la direction de Lourdes", confie-t-elle. Un nouveau périple de sept heures environ les attend.
Louis, étudiant à l'IEP de Lille, n'est pas toujours assidu à la messe du dimanche, mais lui non plus ne voulait pas louper le grand raout sur la "plus belle avenue du monde". "J'y vais seul, je fais l'aller-retour en train sur la journée, raconte-t-il. Bon, ça va me coûter 90 euros, mais l'occasion d'aller voir le souverain pontife est trop belle pour refuser ce sacrifice financier."
Pour ne pas rater la bénédiction papale, Hélène, 33 ans, a passé une matinée devant son ordinateur, pendant ses vacances, pour s'inscrire à la veillée au Stade de France et à la messe de la Concorde. "C'est un peu comme les Jeux olympiques il y a deux ans, avoir le pape dans sa ville ça arrive rarement dans une vie", estime-t-elle. La jeune femme espère un "magnifique moment de communion", mais elle n'attend pas de parole particulière du pape et a même été parfois gênée de certaines prises de position du Vatican, comme sur l'opposition à la loi sur la fin de vie, "un sujet si compliqué".
Pour relever le défi logistique de la visite de l'évêque de Rome, l'Eglise compte sur de nombreux volontaires recrutés dans les paroisses. Antonella, coordinatrice en catéchèse dans une paroisse parisienne, sera postée samedi sur une zone sur les Champs-Elysées, mais elle connaîtra sa mission précise le matin du jour J. La bénévole de 62 ans voit dans la venue du pape "une occasion de rencontres, d'évangélisation et de partage".
Chacun participe avec ses compétences. "Je vais jouer du violoncelle à la messe avec quelques collègues musiciens, confie pour sa part Philippe. Ce sera un moment extraordinaire ! Rien ne peut dépasser cette visite, sinon celle de Jésus lui-même." Stanislas et Pierre vont faire partie, de leur côté, des 2 500 choristes qui vont porter leur voix au Stade de France sous la direction de l'association Ecclesia Cantic. Ils ont répété pour la première fois mardi soir au collège Stanislas, à Paris, avant les derniers réglages techniques vendredi au sein de la plus grande enceinte sportive de l'Hexagone. "L'expérience artistique promet quand même d'être sympa ; faire partie d'une chorale dans un stade, c'est quand même particulièrement rigolo", lance Stanislas, un élève avocat de 24 ans.
Les organisateurs ont prévu des partitions globalement connues des habitués, mais ont également ajouté deux ou trois morceaux de compositeurs américains, un clin d'œil au premier souverain pontife originaire des Etats-Unis. "On va chanter un peu de tout. Du sacré, des chants un peu plus classiques. Il y a aussi un peu de latin. C'est d'une assez grande diversité pour représenter les mouvements et les chants de l'Eglise et pour que tout le monde puisse s'y retrouver", détaille Pierre, 26 ans, qui travaille au ministère de la Justice.
La ferveur dépasse même la sphère des catholiques pratiquants. Simon n'est pas baptisé, mais il a tenu à être bénévole pour aider à la venue du pape dans la ville de Metz (Moselle). Il sera chargé d'accueillir et d'orienter les journalistes au sein du centre de presse. "Je suis conscient de tout ce que l'héritage culturel catholique a pu apporter dans mon éducation, dans mes valeurs, dans qui je suis", explique ce père de famille de 46 ans, qui travaille au Luxembourg. Il se dit par ailleurs intéressé par la figure morale du pape. "Léon XIV comme le précédent [François] me parlent tout autant l'un que l'autre, comme figures de progressisme avec leurs propres limites", précise-t-il.
Véronique, 56 ans, n'est pas non plus une habituée des homélies dominicales. "Je n'ai même pas fait ma communion", confesse-t-elle. Mais cette habitante du sud de la Haute-Garonne ne voulait pas manquer le passage du chef de l'Eglise à Lourdes. "J'ai envie de voir cette ferveur de 150 000 personnes qui se rassemblent, j'ai envie de voir l'événement que ça crée", explique-t-elle.
La mère de famille a en profité pour imaginer une aventure familiale, puisqu'elle ira en voiture avec sa mère de 90 ans et ses deux enfants de 16 et 22 ans. La petite tribu va partir tôt le matin en voiture pour arriver vers 7h30 sur place et repartira après la messe pour un périple dans les montagnes. "Initialement, le plus jeune ne voulait pas, il disait 'ça va être gênant', s'amuse Véronique. Et puis finalement, il en est revenu en disant 'je crois que je vais venir parce que je me rends compte que c'est quand même exceptionnel'."

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Pope Leo XIV celebrated a mass in front of 700,000 people at Place de la Concorde in Paris. After visiting a reception association for migrants, the sovereign pontiff is preparing to leave the capital via Orly airport to go to Lourdes.

Pope Leo XIV celebrated a giant mass at Place de la Concorde in Paris in front of 700,000 faithful. After meeting migrants at Maison Bakhita, he must go to Lourdes for a pilgrimage.
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Young people from the diocese of Saint-Denis and other regions gathered at the Stade de France to welcome Pope Leo XIV, expressing their joy, emotion and desire for peace and freedom during his visit to Seine-Saint-Denis, the first by a pope to France in more than 18 years.

Pope Leo On Saturday, he must celebrate a solemn mass at Place de la Concorde and on the Champs-Élysées, before going to Lourdes.