Visite du pape en France : Léon XIV réaffirme son opposition à l'aide à mourir à Lourdes
Lors de son troisième jour en France, le souverain pontife a plaidé pour la dignité humaine et encouragé l'Église à poursuivre la lutte contre les violences sexuelles.
Quick Look
- En visite à Lourdes, le pape Léon XIV a réitéré son opposition à l'aide à mourir, jugeant que ce qui est légal n'est pas nécessairement moral.
- Il a également rencontré des évêques pour aborder la lutte contre les violences sexuelles au sein de l'Église.
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Why It Matters
Le Parlement français a récemment voté un texte concernant l'aide à mourir. Le pape effectue une visite officielle en France incluant des rencontres avec des victimes d'abus sexuels.
Le débat sur la fin de la vie de nouveau au cœur d'une prise de parole du pape. Lors d'un discours devant l'établissement de l'Accueil Notre-Dame à Lourdes, dans l'après-midi du dimanche 27 septembre, Léon XIV a considéré qu'il était "impossible de considérer comme normal de donner la mort". "Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral", a déclaré le souverain pontife, alors que le Parlement a voté un texte sur l'aide à mourir.
Une nouvelle messe XXL. Lors d'une messe géante en plein air à Lourdes (Hautes-Pyrénées), dimanche matin, le pape a appelé à "la paix" et "au dialogue". Environ 200 000 personnes se sont rassemblées sur le parvis du sanctuaire pour écouter le pape.
Une rencontre à huis clos avec des victimes. En fin de journée, dimanche, Léon XIV rencontrera à huis clos sept victimes de violences sexuelles dans l'Eglise. "Chacun participe à cette rencontre en son nom propre, libre de sa parole, de ses convictions et de ses choix", ont prévenu les victimes dans un communiqué.
"Aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité." Léon XIV réaffirme son opposition à la loi sur la fin de vie. "C'est au nom de cette dignité inaliénable que la tentation de donner la mort sous forme de fausse compassion doit être fermement rejetée."
"Ce qui est légal n'est pas forcément moral", ajoute le pape, avant de faire appel à la communauté des soignants, dont la vocation est "de veiller sur la personne souffrante et non pas la supprimer".
"A l'heure où certaine sociétés tendent à détourner leur regard et à fermer les yeux sur la dignité humaine, il est urgent de maintenir, chez nous et chez les autres, un regard contemplatif." Léon XIV prend la parole devant les malades à Lourdes pour un discours "sur la vie" où il fait une nouvelle fois référence aux débats sur la fin de vie. "Ici [à Lourdes], la fragilité n'est pas cachée. Elle devient le lieu d'une rencontre sacrée."
"La personne humaine est digne par le simple fait qu'elle existe (...) sa dignité ne se mesure pas et ne se discute pas."
"Tous les ecclésiastiques ne sont pas des agresseurs, mais il y en a 4 à 6%", rappelle, avec beaucoup d'émotion, sur franceinfo Yolande du Fayet de la Tour. "Cela veut dire qu'on est assis à la table de nos agresseurs", ajoute-t-elle.
"Ces dernières années, vous avez affronté avec détermination le douloureux fléau des abus sur des personnes mineures commis par des membres du clergé ou dans le contexte ecclésial." On a le détail des propos tenus par le pape ce matin devant les évêques. "Vous avez pris de courageuses dispositions pour y répondre, à travers l’écoute, la recherche de la vérité, la justice, le pardon, la réparation et un engagement déterminé en faveur d’une culture de la prévention et de la protection contre ces crimes", a affirmé Léon XIV, selon le Vatican.
"Il convient de poursuivre dans la voie engagée en maintenant la plus grande vigilance. En même temps, votre clergé a besoin d’être soutenu et encouragé ; je sais qu’il fait l’objet de votre sollicitude paternelle."
Open Questions
- Quelles seront les conséquences concrètes de la rencontre avec les victimes ?
- Comment le gouvernement français réagira-t-il aux critiques morales du pape ?






