
Le FIVP a enregistré 1 044 demandes en 2025, marquant une progression de 6,8% et un recours inédit aux réserves financières.
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Le FIVP indemnise les personnes souffrant de pathologies liées à l'exposition aux pesticides. La prise en compte de la maladie de Parkinson et d'hémopathies malignes a été récemment élargie.
Le nombre de personnes qui sollicitent le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) ne cesse d'augmenter. Selon un bilan publié jeudi 3 septembre, l'organisme a reçu 1 044 demandes en 2025, soit une augmentation de 6,8% par rapport à l'année précédente. "La reconnaissance des pathologies causées par les pesticides progresse", souligne dans le rapport le président du conseil de gestion du FIVP, évoquant l'élargissement récemment de la prise en compte de la maladie de Parkinson et d'hémopathies malignes.
La plupart des demandes viennent de personnes exposées professionnellement, notamment des agriculteurs, tandis que 20 d'entre elles concernent des enfants exposés durant la période prénatale. Les demandeurs sont à 92,5% des hommes, avec une part de retraités qui augmente, travaillant ou ayant travaillé dans des fermes en polyculture élevage (30%), des cultures céréalières, légumineuses ou industrielles (13,4%) ou en viticulture (12,6%). Les demandes concernent majoritairement des cas de cancer de la prostate.
En 2021, première année pleine de fonctionnement du fonds, celui-ci avait reçu plus de 300 demandes, un chiffre qui avait doublé en 2022 et s'était stabilisé en 2023 à près de 700. L'année 2024 avait enregistré une progression exceptionnelle de 44%, à 978 demandes.
L'ensemble des prestations versées atteint 25,9 millions d'euros
L'ensemble des prestations versées au titre de la réparation des dommages subis par les personnes exposées aux pesticides a atteint 25,9 millions d'euros en 2025, en augmentation de 35,5% par rapport à 2024. Ce montant n'a cessé d'augmenter avec le nombre de demandes, dont une large majorité est acceptée chaque année, mais les recettes du fonds ont baissé, ce qui l'a poussé à recourir "pour la première fois" en 2025 à ses réserves financières, constituées lors des premières années.
Le rapport souligne par ailleurs un découpage nord sud, avec plus de demandes venant notamment des zones Armorique (ouest de la Bretagne), du Maine-et-Loire et de Bourgogne. S'il note des "taux de saisine par région [qui] sont ainsi encore disparates sans explication évidente", le président du conseil de gestion du FIVP, Laurent Habert, souligne que "la reconnaissance des pathologies causées par les pesticides progresse". Et ce notamment depuis l'élargissement récent de la prise en compte de la maladie de Parkinson et d'hémopathies malignes.

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