Une analyse de la faisabilité économique et politique de l'annulation de la dette détenue par la Banque de France
AI-generated summary
La France affiche un déficit public de 5,1 %, l'un des plus élevés de la zone euro, dépassant la règle des 3 % imposée par la BCE.
Prêt pour un petit tour de magie ? Jean-Luc Mélenchon propose d’effacer d’un coup de baguette magique une partie de la dette française. Tadaaaa, voilà une sacrée problématique disparue dans un chapeau. Ou plutôt, « mise au frigo » comme le dit le leader de La France insoumise. L’idée du candidat à la présidentielle 2027 serait de supprimer près de 600 à 635 milliards d’euros de dette française, correspondant au montant détenu par la Banque de France (entre 18 et 20 % de la dette publique totale).
Un tour de passe-passe validé par un autre « magicien » de l’économie, Matthieu Pigasse. « La dette publique peut être annulée, comme l’a dit Jean-Luc [Mélenchon], sans aucun impact économique et sans aucun impact financier », a affirmé le millionnaire lors de l’université d’été de La France insoumise samedi.
La magie noire de la BCE sur la Grèce
Ce tour de magie est-il vraiment possible ? Récapitulons. La dette française peut sommairement se diviser en deux parties. Une partie gérée par la Banque centrale européenne, ou BCE, et une partie par la Banque de France. Pour la partie détenue par la BCE, le coup de baguette risque d’être vite interrompu. « Cela semble très compliqué », estime Stéphanie Villers, conseillère économique de PwC France et spécialiste en macro-économie.
Car le sort ne repose pas sur une décision unilatérale de Paris. Il faudrait l’accord des vingt autres nations à utiliser l’euro, ce qui est loin d’être gagné. Stéphanie Villers se met à la place des bons élèves européens « Pourquoi accorder un tel passe-droit à la France, alors que la majorité des pays de la Zone euro sont dans les clous des 3 % de déficit », une des règles d’or de la BCE. Ce sont en tout 14 pays sur 21 qui ont moins de 3 % de déficit, dont quatre en excédent budgétaire. A part la Belgique (5,2 %), la France a même le pire déficit de toute la Zone euro (5,1 %).
La situation serait différente en cas de crise majeure européenne, comme le Covid, où l’ensemble des pays seraient concernés. Ainsi, pendant la pandémie, la Banque centrale européenne avait racheté une part des dettes publiques des pays les plus fragiles, comme l’Italie ou la Grèce. Mais ici, la dette française « est un problème seulement français », poursuit la spécialiste.
Seule raison pour laquelle la BCE accepterait de se salir les mains pour nos finances, une dérégulation totale de la dette, comme en Grèce dans les années 2000. Mais on en est loin, et attention à ne pas avoir un remède pire que le poison. « Si la Banque centrale venait à éponger notre dette, c’est elle ensuite qui fixerait les budgets et les politiques d’austérité ». Athènes, qui a connu une telle magie par le passé, parle plus d’un maléfice que d’un joli sort.
Geler la Banque de France, mais pour quoi faire ?
Reste donc la partie détenue par la Banque de France. « Techniquement, cela doit être possible », estime Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques. Mais l’effet magique serait-il celui escompté ? « Si vous rayez la dette détenue par la Banque de France, vous rayez aussi son remboursement, dont les intérêts qui devaient être des intérêts pour le Trésor français. C’est donc un jeu à somme nulle. » Un tour de magie, où il ne se passe finalement rien, ou alors que de la pure esbroufe. « A part dire qu’on a moins de 100 % de PIB de dette, qui est seulement une belle symbolique, inutile, cela ne sert à rien. Cela met même en difficulté la Banque de France en lui enlevant un actif », conclut Eric Heyer.
Sans compter une possible défiance future de la part des marchés et de l’Europe peu enclins à apprécier ce genre de sortilège. « Même si la France peut, changer les règles ne se fait pas impunément. On risque d’apparaître comme peu crédible après sur les marchés, ou même vis-à-vis des Vingt-sept », rappelle Stéphanie Villers.

Le politologue Pascal Perrineau analyse la mutation de l'électorat du RN, désormais plus âgé et diplômé. Parallèlement, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, appelle à la « désobéissance » face à une éventuelle victoire du parti en 2027.

Le Nevada a engagé une action en justice contre l'administration Trump pour bloquer une réduction drastique de son accès aux eaux du fleuve Colorado. Cette mesure fédérale, visant à gérer la pénurie, menace l'approvisionnement en eau de Las Vegas.
Raphaël Glucksmann, leader de Place Publique, a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Il devra d'abord s'imposer lors d'une primaire organisée en octobre avec le Parti socialiste, face à plusieurs concurrents internes.

Le gouvernement français augmente le plafond des franchises médicales à 140 euros par an, contre 100 euros auparavant. Cette mesure, effective au 1er octobre, vise à compenser l'inflation depuis 2005 tout en répondant au déficit de la Sécurité sociale.

Le banquier Matthieu Pigasse a suggéré l'annulation de la dette française détenue par la BCE, une idée vivement critiquée par Jordan Bardella, président du Rassemblement national, sur le réseau social X.

Natalie Harp, proche collaboratrice de Donald Trump, aurait exercé sans habilitation de sécurité requise. Parallèlement, le président américain ajuste sa stratégie face à l'Iran, lançant une opération économique majeure aux conséquences incertaines.