Visite du pape Léon XIV à Lourdes : entre engagements sur la fin de vie et lutte contre les abus sexuels
Lors de son troisième jour en France, le souverain pontife a célébré une messe à Lourdes et rencontré des malades, tout en réaffirmant son opposition à l'aide à mourir et en appelant à poursuivre la lutte contre les violences sexuelles dans l'Église.
Quick Look
- Le pape Léon XIV poursuit son voyage en France à Lourdes.
- Il a célébré une messe, rencontré des malades et réitéré son opposition à la loi sur la fin de vie.
- Il a également encouragé l'Église à poursuivre la lutte contre les violences sexuelles.
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Why It Matters
Le pape effectue une visite en France marquée par des débats nationaux sur la fin de vie et la gestion des abus sexuels au sein de l'institution ecclésiale.
Lors de ce temps consacré aux malades, le souverain pontife a prévu de parler de la fin de vie, sujet qui a largement mobilisé l'Eglise en France, alors que le Parlement votait un texte sur l'aide à mourir.
Nouvelle journée marathon pour Léon XIV pour son troisième jour dans l'Hexagone, dimanche 27 septembre. A cette occasion, le pape a encouragé l'Eglise de France à "poursuivre" son action face au "fléau" des violences sexuelles, lors d'une rencontre à huis clos. Léon XIV a également appelé à "la paix" et "au dialogue" lors d'une messe géante en plein air à Lourdes (Hautes-Pyrénées). Avant sa rencontre avec des victimes de violences sexuelles en fin de journée, le souverain pontife doit rencontrer des malades pris en charge à l'Accueil Notre-Dame.
Une nouvelle messe XXL. Environ 200 000 personnes se sont rassemblées sur le parvis du sanctuaire de Lourdes, où le pape a célébré une nouvelle messe. Parmi elles, Michelle Sabatté, la doyenne du département des Pyrénées-Atlantiques, qui va souffler ses 108 bougies, et qui a fait le déplacement spécialement en ambulance. Afin d'éviter tout impair, vu la tonalité de la journée, le site a décidé de recouvrir totalement les mosaïques du prêtre slovène Marko Rupnik, accusé d'agressions sexuelles, qui ornent la façade de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire.
Une rencontre à huis clos avec des victimes. Léon XIV rencontrera à huis clos sept victimes de violences sexuelles dans l'Eglise, en fin de journée. "Chacun participe à cette rencontre en son nom propre, libre de sa parole, de ses convictions et de ses choix", ont prévenu les victimes dans un communiqué. Parmi elles, Jean-Marie Delbos, victime de l'école Notre-Dame de Bétharram, Bertrand Virieux, victime du prêtre Bernard Preynat, ou encore une victime de l'abbé Pierre qui a gardé l'anonymat.
"Aucune moi humaine ne doit vous faire perdre la certiutude de votre dignité."
Léon XIV réaffirme son opposition à la loi sur la fin de vie. "C'est au nom de cette dignitié inaliénable, que la tentation de donner la mort sous forme de fausse compassion doit être fermement rejetée."
"Ce qui est légal n'est pas forcément moral", ajoute le pape, avant d'en faire appel à la communauté des soignants, dont la vocation est "de veiller sur la personne souffrante et non pas la supprimer".
Il est "impossible de considérer comme normal de donner la mort", affirme le pape à Lourdes.
"A l'heure où certaine sociétés tendent à détourner leur regard et à fermer les yeux sur la dignité humaine, il est urgent de maintenir, chez nous et chez les autres, un regard contemplatif."
Léon XIV prend la parole devant les malades à Paris pour un discours "sur la vie" où il fait une nouvelle fois référence aux débats sur la fin de vie. "Ici [à Lourdes], la fragilité n'est pas cachée. Elle devient le lieu d'une rencontre sacrée."
"La personne humaine est digne par le simple fait qu'elle existe (...) sa dignité ne se mesure pas et ne se discute pas."
La visite du pape se poursuit à Lourdes (Hautes-Pyrénées), où Léon XIV entend actuellement plusieurs personnes malades livrer leur témoignage. Maguerite Hourt, membre de l'Accueil Notre Dame de Lourdes, raconte comment l'établissement lui a offert un emploi, après de nombreuses candidatures infructueuses. Elle fait part de sa "fierté" d'y travailler, malgré son handicap.
"Quand je vois ces images (...) je vois des hommes, des hommes et encore des hommes."
"Tous les ecclésiastiques ne sont pas des agresseurs, mais il y en a 4 à 6%", rappelle, avec beaucoup d'émotion, sur franceinfo Yolande du Fayet de la Tour. "Cela veut dire qu'on est assis à la table de nos agresseurs", ajoute-t-elle.
"Ces dernières années, vous avez affronté avec détermination le douloureux fléau des abus sur des personnes mineures commis par des membres du clergé ou dans le contexte ecclésial."
On a le détail des propos tenus par le pape ce matin devant les évêques. "Vous avez pris de courageuses dispositions pour y répondre, à travers l’écoute, la recherche de la vérité, la justice, le pardon, la réparation et un engagement déterminé en faveur d’une culture de la prévention et de la protection contre ces crimes", a affirmé Léon XIV, selon le Vatican.
"Il convient de poursuivre dans la voie engagée en maintenant la plus grande vigilance. En même temps, votre clergé a besoin d’être soutenu et encouragé ; je sais qu’il fait l’objet de votre sollicitude paternelle."
Open Questions
- Quelles seront les retombées concrètes de la rencontre avec les victimes ?






