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À Toulouse, la flambée des prix du carburant pousse les automobilistes à sacrifier leurs loisirs
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À Toulouse, la flambée des prix du carburant pousse les automobilistes à sacrifier leurs loisirs

Quick Look

À Toulouse, les prix du gazole et du sans-plomb 95 ont dépassé respectivement 2,40 € et 2,20 € le litre, poussant les conducteurs à réduire leurs déplacements non essentiels, comme les marchés du week-end ou les salles de sport éloignées, tandis que certains privilégient les transports en commun ou déménagent près de leur travail pour limiter l’impact sur leur budget.

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Why It Matters

La hausse des prix du carburant est liée aux tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz et à la guerre en Iran, qui font grimper les cours du pétrole.

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Ça monte et ça ne s’arrête pas de monter. Lundi matin, dans les stations-service toulousaines comme Esso Express et Avia dans le quartier de Rangueil, le litre de gazole s’affichait à 2,40 € et le sans-plomb 95 à 2,20 €. Une barre symbolique franchie dans la douleur, sous l’effet des tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz et de la guerre en Iran qui continuent de faire grimper les cours.

Dans le centre-ville de la Ville rose, l’enseigne Total, allée des Demoiselles, affichait même rideau clos, victime de son succès ou d’un manque d’approvisionnement. Ailleurs, les mâchoires se serrent au moment de décrocher le pistolet. Face à cette nouvelle flambée, 20 Minutes est allé poser la question directement aux conducteurs : jusqu’où le portefeuille peut-il supporter la hausse ? Que doivent-ils sacrifier pour, pardonnez l’expression, tenir la route ? Si certains trajets restent obligatoires, ce sont les trajets « bonus », ces petits plaisirs du quotidien ou du week-end, qui sautent les uns après les autres.

Plus de marché, plus de week-end et encore moins de prime

Pour Sylvain et sa famille, l’économie s’est porté sur une tradition bien ancrée. « Le marché de L’Isle-Jourdain… C’était notre petite sortie familiale du samedi matin, à une quarantaine de minutes de chez nous. C’est un super marché qu’on aime, mais avec le prix de l’essence, c’est une sortie à perte. Donc pour l’instant on annule, on va faire les marchés du centre-ville », regrette ce Toulousain rencontré à la pompe. Et prendre le TER vers le Gers ? « C’est se compliquer la tâche pour des légumes… »

La souriante Henriette n’échappe pas non plus à la crise. Si elle travaille en centre-ville et privilégie les mobilités douces, l’impact sur le budget familial est direct. « Mon mari travaille à Colomiers, donc la différence, on la voit clairement. En plus il est chauffeur routier. On lui a dit que la prime d’intéressement cette année ne serait pas versée », se désole-t-elle. « Donc oui, on annule des week-ends, on essaie de faire des économies là où on peut, on est beaucoup moins spontanés… Comme tous les Français. »

« Je vais devoir changer de salle de sport »

Ces arbitrages touchent aussi la vie quotidienne et les loisirs. Louna, au volant de sa vieille Corsa, a fait ses calculs : « Je vais devoir changer de salle de sport. J’en avais une vraiment géniale en périphérie, à 20 km de chez moi. Ça valait le coup jusqu’ici, mais plus maintenant. » 20 kilomètres aller, autant au retour : à plus de deux euros le litre, la séance de cardio prend cher.

Chez les plus jeunes, la stratégie consiste à anticiper et à trouver des alternatives. Matthéo, étudiant en médecine, vient de débourser 83 € pour remplir son réservoir, « au cas où ça monte encore ». Sa solution, en attendant, reste écologique : le train. « J’ai des trajets que j’ai dû renoncer à faire, oui. Sinon, je prends le train, si je peux, si c’est possible car j’ai encore la carte jeune. Je suis étudiant mais j’ai de la chance d’avoir un salaire, mais quand même, ça pique », explique-t-il en grimaçant. Mais pour Samia, aucune alternative à son problème, malheureusement : « Je peux plus faire des trajets en voiture pour hurler dedans en chantant la nuit pour me détendre après une sale journée. Je vais crier dans la rue en tant que piétonne du coup, ça me coûtera moins cher », s’amuse la jeune femme de 21 ans qui doit se passer de sa catharsis.

Habiter à côté du travail ? Une solution pour continuer à un peu profiter

Dans tous ces petits sacrifices, seule Carole affiche un sourire serein au moment de faire le plein. Sa recette ? Avoir anticipé la crise. « Je me suis installée exprès près de mon travail il y a trois ans, justement parce que le carburant augmentait déjà. Là, je suis contente : je n’utilise presque plus ma voiture, ce qui me permet de conserver ces petits trajets pour mes loisirs ou voir des amis sans voir vraiment la différence. »

Un luxe pour Carole devenu rare en France, depuis le début de la guerre en Iran. Pour la majorité des automobilistes croisés ce lundi à Toulouse, l’heure est au calcul systématique avant de tourner la clé de contact et de sortir la carte bleue. Bon pour la planète, sans doute mais moins pour le moral et les petits plaisirs du quotidien.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Les conducteurs continueront de privilégier les trajets en train ou en covoiturage si les prix restent élevés.

    Likely · Within weeks

  • Les commerces de proximité pourraient bénéficier d’un report de clientèle depuis les marchés périphériques.

    Possible · Within months

Open Questions

  • Jusqu’à quel niveau les prix du carburant pourraient-ils continuer d’augmenter ?
  • Quelles mesures publiques pourraient être prises pour soutenir les ménages les plus affectés ?
  • La tendance à réduire les déplacements non essentiels aura-t-elle un impact durable sur les habitudes de consommation ?

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This article was originally published by 20 Minutes.

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