
Le ministère américain de la Justice a saisi 560 000 dollars en cryptomonnaies et neutralisé le site web des Brigades Al-Qassam.
AI-generated summary
Le Hamas a cherché à utiliser les cryptomonnaies pour contourner les systèmes financiers traditionnels. Les autorités américaines ont intensifié la surveillance des transactions numériques liées à des organisations terroristes.
De l’argent qui ne sent rien, mais qui laisse quand même une trace. Le Hamas avait pourtant abandonné Bitcoin dès 2019, jugé trop traçable pour financer ses opérations en toute discrétion. Le 1er septembre, le ministère américain de la Justice a annoncé avoir démantelé un réseau de collecte de fonds crypto animé par les Brigades Al-Qassam, la branche armée du mouvement, actif depuis cette même année 2019. Bilan de l’opération : plus de 560 000 dollars de cryptomonnaies saisis, le site web principal du groupe neutralisé, et les identités de milliers de donateurs potentiels désormais entre les mains du FBI.
Selon les documents judiciaires cités par le DOJ, les Brigades Al-Qassam avaient commencé à tester la collecte en cryptomonnaies début 2019, via un canal Telegram chiffré et un site de dons en ligne.
Leurs responsables se vantaient publiquement du caractère intraçable de la méthode, et fournissaient même des instructions pour donner de façon anonyme. Un jeu d’adresses de dons tournantes compliquait encore le suivi.
La faille est venue d’ailleurs : une source confidentielle basée aux États-Unis a signalé aux autorités un message Telegram sollicitant des dons vers une adresse email liée au Hamas. De quoi remonter, fil après fil, jusqu’au reste du réseau.
À partir de ce signalement, les enquêteurs ont croisé plusieurs sources humaines pour tracer et saisir les fonds. Trois mandats de saisie distincts, exécutés les 25 mars, 25 juin et 10 octobre 2025, ont permis de récupérer au total plus de 560 000 dollars en cryptomonnaies destinées aux Brigades Al-Qassam.
Il correspond à une réalité plus têtue qu’un joli coup de filet : des années de collecte patiente, tracées transaction par transaction plutôt que démantelées d’un coup.
« Le Hamas s’appuyait sur les cryptomonnaies et les plateformes en ligne pour solliciter des fonds auprès de donateurs du monde entier et faire circuler cet argent hors du système financier formel. Le FBI a saisi l’infrastructure en ligne et 560 000 dollars en cryptomonnaies, interceptant des dons destinés à l’organisation. Le FBI continuera d’utiliser ses prérogatives pour intercepter les fonds illicites et empêcher les organisations terroristes d’exploiter les réseaux numériques pour financer leurs opérations. » (Brett Leatherman, directeur adjoint de la division Cyber du FBI).
Le volet le plus récent de l’opération vise l’infrastructure elle-même. Le bureau du FBI à Albuquerque a saisi les domaines et serveurs derrière AlQassam.ps, le site web principal du groupe, lui permettant d’intercepter directement les dons en cryptomonnaies qui y transitaient encore. Au passage, l’agence a aussi récupéré les informations de milliers de personnes ayant contacté le Hamas pour tenter de donner, en cryptomonnaies ou par des moyens plus classiques. Des données que le FBI dit vouloir réutiliser dans ses futures enquêtes antiterroristes. « Vos réseaux ne sont pas sûrs, vos cryptos sont vulnérables, et nous n’arrêterons pas tant que votre capacité à faire la guerre ne sera pas anéantie », a averti Jeanine Pirro, procureure fédérale du district de Columbia, dans un communiqué vidéo.

Un site frauduleux imitant une page de fans de GTA 6 propose une copie « leakée » du jeu pour voler des cryptomonnaies. Le site utilise un « wallet drainer » pour siphonner les actifs des utilisateurs connectant leur portefeuille numérique.

Samedi vers 5h du matin, deux individus armés ont forcé l'entrée d'un appartement à Alès, ligoté et menacé un couple et leur enfant pendant plusieurs heures avant de fuir à l'arrivée de la police. L'enquête explore une possible lien avec le marché des cryptomonnaies, dans un contexte national d'augmentation des « wrench attacks » visant des détenteurs présumés d'actifs numériques, avec 47 cas recensés en France sur les quatre premiers mois de 2026 selon le PNACO.

Deux prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour escroquerie en bande organisée et non-justification de ressources, soupçonnés d'avoir détourné 1,5 million d'euros en cryptomonnaies lors d'une fausse vente immobilière dans le golfe de Saint-Tropez, méthode dite 'rip deal'.

Des portefeuilles liés au groupe Lazarus ont blanchi 30 millions de dollars en Bitcoin via Hyperliquid. Cette utilisation récurrente par Pyongyang pose des défis de conformité majeurs alors que Kraken négocie l'introduction de la plateforme sur le marché américain.

Le gang Rhysida exige 30 bitcoins pour ne pas divulguer 5,79 téraoctets de données volées à l'administration de Berlin. Le maire Kai Wegner a officiellement refusé de céder au chantage, alors que l'enquête sur l'ampleur de la fuite se poursuit.

À Las Vegas, un jury fédéral a reconnu Brent Kovar coupable d'avoir orchestré une pyramide de Ponzi via sa société Profit Connect, promettant des rendements de 20 à 30 % grâce à un superordinateur doté d'IA pour trader actions et cryptomonnaies. Entre 2017 et 2021, au moins 400 investisseurs ont perdu 24 millions de dollars. La SEC avait gelé les avoirs dès 2021. Kovar encourt théoriquement jusqu'à 280 ans de prison.